5 - Une tradition festive

           A partir de la seconde moitié du XVIIIème ciècle, des feux d’artifice tirés dans les jardins apparaissent : ils créent par leur seule présence un véritable spectacle par la succession des couleurs et des formes.

            Le premier et le second empire renouent avec la tradition monarchique de fêtes pyrotechniques, suite au premier vrai feu d’artifice en France pour le mariage d’Anne d’Autriche et de Louis XIII. Les fusées des Ruggieri, une grande famille d’artificier existant encore aujourd’hui, célèbrent en 1810 le second mariage de Napoléon I et en 1852 la fête du 15 aout du futur Napoléon III. La troisième république poursuit la tradition en illuminant en 1880 le jour étant désormais la fête nationale, le 14 Juillet, par des feux de Bengale. Cette tradition connaît un véritable succès et la fête se renouvelle chaque année. En effet, chaque municipalité, quelques soient ses moyens financiers, a son feu d’artifice. 14 Juillet rime avec pétards et illuminations.

            Les feux d’artifice, outre leur côté festif sont vécus comme une tradition. C’est le cas en Grèce sur l’île de Chios, où les habitants célèbrent Pâques d’une manière assez inhabituelle. Deux églises rivales s’affrontent par une « bataille » de feux d’artifice. La tradition a débuté en 1889 quand les occupants Ottomans ont confisqué les canons des insulaires. Les habitants ont répondu en envoyant des fusées artisanales. Aujourd’hui, cette tradition est toujours d’actualité et  le but de cette bataille est d’atteindre la tour de l’église adverse.

 

 

Une des deux églises atteinte par une fusée.

Suite =>

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site